Nouvelles du CIUSSS

Un homme de cœur aux multiples passions…

Rencontrez Christian LeBlanc, un technologue en physiothérapie en poste au Centre de soins prolongés Grace Dart. Animé d’un profond respect à l’égard des personnes âgées, ce dernier met tout en œuvre pour les aider à préserver leur autonomie.

Monsieur LeBlanc, parlez-nous du parcours qui vous a mené au poste que vous occupez actuellement.

« Mon parcours professionnel se divise en deux temps. J’ai d’abord décroché un diplôme d’études collégiales au Cégep Limoilou en communications, puis, un peu plus tard, j’ai étudié en théâtre pendant deux ans à l’École de théâtre du Cégep de Saint-Hyacinthe. Ces études m’ont amené à œuvrer en communications, bien sûr, mais également en théâtre et en cinéma, et ce, pendant une quinzaine d’années.

Puis, en 2010, à l’âge de 39 ans, j’ai effectué un retour sur les bancs d’école, cette fois-ci au Collège Montmorency, à Laval. J’y ai obtenu, en 2013, un DEC en réadaptation physique, aujourd’hui connu sous le nom de programme de techniques de physiothérapie. »

À quel moment avez-vous joint notre organisation?

« En 2013, j’ai obtenu un poste au Centre de soins prolongés Grace Dart, à l’époque au pavillon sur la rue Sherbrooke. Lors de la fermeture de ce pavillon en 2016, qui a coïncidé avec le déménagement de plusieurs résidents vers l’Hôpital Sainte-Anne, j’ai accompagné ces derniers dans cette installation pendant trois mois. Par la suite, j’ai réintégré mon installation d’attache. »

Quelles sont vos principales fonctions?

« Entre autres choses, j’anime des groupes d’exercices comptant une dizaine de résidents. En entrant dans le gymnase, les résidents retrouvent une ambiance festive. L’approche ludique que je mets de l’avant favorise l’adhésion et la socialisation des résidents, en plus de respecter le rythme de chacun. Ils peuvent donc s’adonner à des séances de mise en forme, de vélo stationnaire, d’étirements, de marche et beaucoup plus encore, au son de la musique. L’objectif derrière ces groupes d’exercices, c’est le maintien de l’autonomie. Vous savez, les aînés éprouvent beaucoup de fierté à être en mesure de se lever, d’aller à la salle de bains ou encore de s’alimenter. 

Aussi, selon les différentes requêtes, je réagis à ce qui se produit sur les unités de vie, comme des chutes ou des plaies, par exemple. Je suis choyé de compter sur un aide de service dévoué pour m’accompagner dans mes tâches. Le TRÈS grand Salim Koceila Aït-Kaci est un complice précieux. »

Quels sont les défis qui animent votre quotidien?

« Je suis parfois confronté à des résidents dotés de “solides” caractères. Sur le long terme, une telle réalité peut devenir éreintante. Le secret, pour bien gérer ce type de défi, réside dans ma capacité à ne rien prendre de façon trop personnelle. »

Qu’est-ce qui vous allume dans votre métier?

« En optant pour une deuxième carrière en réadaptation physique, je me voyais travailler dans une clinique privée auprès des sportifs. Toutefois, après un stage en milieu d’hébergement, j’ai rapidement développé un intérêt pour le rapport à l’humain et une aisance avec les personnes vulnérables. Celles-ci portent moins de jugement et sont aussi plus authentiques. Comme j’adore distraire les résidents en improvisant, je me retrouve devant un public réceptif qui souvent embarque dans mes folies. Dans le regard ou dans la réaction corporelle, je perçois leur appréciation de mes actions.

Monsieur LeBlanc a accepté de nous dévoiler quelques facettes de sa vie personnelle…

Vous pouvez nous parler un peu de vous, de votre famille?

« Je suis né à Montréal, mais j’ai passé mon enfance en banlieue de Québec. Je suis revenu dans la métropole vers l’âge de 25 ans et j’y habite toujours. Je suis le fier papa de deux garçons âgés de 10 et 13 ans. J’aime la vie en milieu urbain et son volet social, mais je suis tout autant heureux à la campagne, plus propice à mon besoin de solitude. »

Quels sont vos loisirs préférés?

« Les arts occupent toujours une grande place dans ma vie. Je ne peux me passer de la création, et ce, sous plusieurs formes! Ainsi, j’adore expérimenter en cuisine, en préparant des mets de multiples origines culturelles, avec un faible avoué pour la cuisine japonaise et italienne. Comme j’ai déjà possédé une compagnie de fermentation, j’utilise ce procédé, entre autres, pour produire de la moutarde, de la sauce barbecue piquante, etc. 

J’aime bien également peindre en compagnie de mes garçons, un loisir qui fait une belle place à l’instinct. Enfin, je suis un véritable amoureux de la musique. Je possède une quantité impressionnante de “playlists” de tous genres musicaux.

Vous êtes aussi un adepte du vélo, n’est-ce pas?

« C’est exact. Je pratique maintenant ce sport 12 mois par année. Quotidiennement, pour me rendre au travail et en revenir, je passe 90 minutes sur mon vélo, beau temps, mauvais temps. Il s’agit d’un excellent moyen de faire une transition entre le boulot et la vie privée. Sur mon vélo, tout décante. En roulant, le temps passe littéralement à travers moi! »


« Mon travail se réinvente constamment, en fonction de l’évolution de la condition de nos résidents. Heureusement, pour répondre adéquatement aux besoins de chacun, je peux compter sur les liens étroits tissés au fil des ans avec des intervenants de nombreux secteurs de notre installation », mentionne celui qui accorde une place prépondérante au respect des aînés. Sur la photo, la résidente Alice Desautels est heureuse de l’attention que lui porte M. LeBlanc.

« Mes collègues du Centre de soins prolongés Grace Dart m’inspirent énormément. Malgré de lourdes charges de travail, ils sont profondément impliqués au sein de notre petite communauté », affirme monsieur LeBlanc, un grand amateur de plein air.

 

 

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